Francis Scarpaleggia

Votre député de


Lac-Saint-Louis

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DISCOURS : BUDGET 2019

Monsieur le Président, c’est un grand plaisir pour moi de me lever à la Chambre cet après-midi afin de m’exprimer, au nom de mes concitoyens, sur le budget de 2019. Je vais partager mon temps de parole avec le député de Parkdale—High Park.

Le budget de 2019 continue de concrétiser la vision des libéraux pour le Canada. Nous voulons un Canada prospère où tout le monde a des chances égales de réussir. C’est évidemment une condition essentielle à une démocratie harmonieuse où règne la justice sociale. Nous savons que les inégalités grandissantes amènent la classe moyenne, voire tout le monde, à perdre confiance dans les institutions démocratiques essentielles à ce pays. Il est donc très important — non seulement pour notre économie, mais aussi pour notre démocratie — de soutenir la classe moyenne et de favoriser la prospérité économique. Ainsi, comme je l’ai souligné, tout le monde aura des chances égales de réussir.

Notre vision pour la classe moyenne se décline en trois volets. C’était un thème récurrent pendant les trois années et demie où nous avons eu le grand privilège et l’honneur de prendre des décisions en tant que gouvernement. Ces trois volets sont les suivants: rénover et développer nos infrastructures; créer la main-d’œuvre du XXIe siècle; établir une économie durable sur le plan environnemental qui crée des emplois et améliore la qualité de vie.

Oui, c’est important d’avoir des emplois et de vivre dans la prospérité. Cependant, si nous avons tout cela, mais que notre qualité de vie se dégrade parce que l’environnement se dégrade et que l’environnement malsain met notre santé plus à risque, les gens commenceront à se demander à quoi bon travailler. Évidemment, nous travaillons pour mettre à profit nos compétences et nos talents, mais aussi pour vivre dans un pays où il y a une bonne qualité de vie et où la démocratie est vigoureuse. Nous poursuivons nos objectifs tout en donnant un coup de main aux gens qui ont besoin d’un peu d’aide pour participer plus pleinement à l’économie.

En conséquence, le budget prévoit des mesures pour aider les aînés qui reçoivent le Supplément de revenu garanti à gagner plus d’argent avant que leurs prestations en soient réduites. Bien sûr, dans les budgets précédents, nous avons instauré des mesures pour aider les enfants, qui sont les dirigeants et les travailleurs de demain. Nous avons créé des mesures comme l’Allocation canadienne pour enfants pour qu’ils deviennent des adultes forts et en santé, de bons citoyens qui contribueront à faire tourner l’économie.

Enfin, je vais revenir sur le budget de 2018, où nous avons instauré des mesures pour améliorer les chances de succès des entrepreneures et accroître le taux de participation des femmes au marché du travail. Comme nous le savons, si le taux de participation des femmes est égal à celui des hommes, selon certaines estimations, notre PIB pourrait augmenter de 4 %, ce qui n’est pas négligeable. Comme je l’ai déjà dit, le budget de 2019 fait fond sur cette vision.

Je vais parler un peu des infrastructures.

Lorsqu’on parle d’infrastructures, on ne parle pas uniquement de réparer les nids-de-poule. Cela étant dit, réparer les nids-de-poule, ce n’est pas rien, c’est important. Il n’y a pas longtemps, quelqu’un me disait que, si les gens investissaient dans des REER l’argent qu’ils doivent dépenser chaque année pour faire réparer leur voiture et en faire aligner les roues en raison de nids-de-poule, ils auraient un montant d’argent incroyable une fois à l’âge de la retraite. Les nids-de-poule, ce n’est pas rien.

Toutefois, les infrastructures vont au-delà de tout cela. Il s’agit de nous donner les moyens nécessaires pour que l’économie du XXIe siècle soit forte, pas seulement aujourd’hui, mais aussi dans l’avenir. Bâtir des infrastructures, c’est aussi nous donner davantage de moyens de garder le contact, grâce non seulement au réseau Internet à haute vitesse, mais aussi à un système de transport en commun permettant aux gens d’aller d’un point A à un point B pour des réunions d’affaires, par exemple, des réunions qui créent de la richesse.

Je sais qu’on peut faire beaucoup de choses sur Internet, mais si l’on interroge des experts en affaires ou en économie, ils diront que les rencontres en personne sont importantes pour établir des liens et créer les réseaux qui sont au cœur de la création de richesses sous toutes ses formes.

Qu’est-ce que le budget prévoit encore? Comme je l’ai dit, il met l’accent sur la création de la main-d’œuvre du XXIe siècle. L’Allocation canadienne pour la formation est l’une des principales mesures qui vont dans ce sens. Comme nous le savons, la pénurie de compétences freine l’économie, surtout lorsque, en raison de l’accélération des changements technologiques, elle avance très rapidement. L’Allocation canadienne pour la formation offre un crédit d’impôt maximal de 5 000 $ à vie, à raison de 250 $ par an, à quiconque souhaite mettre à jour ses compétences pour l’économie du XXIe siècle.

L’Allocation canadienne pour la formation est assortie d’une prestation de quatre semaines au titre de l’assurance-emploi qui permettrait aux gens d’avoir un certain revenu pendant la période de perfectionnement professionnel. En effet, c’est bien beau de dire qu’il y a de l’argent pour payer ses cours et se perfectionner, mais lorsque l’on ne travaille pas, on n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins. Voilà pourquoi l’Allocation canadienne pour la formation est assortie d’une importante prestation d’assurance-emploi.

Nous avons aussi investi dans la Banque de développement pour appuyer les femmes entrepreneures en particulier, et ainsi de suite.

Concernant l’environnement, les glaciers fondent, les eaux montent et les vagues de chaleur mettent en danger la vie des personnes vulnérables. Par personnes vulnérables, j’entends les personnes âgées et les gens qui ne peuvent échapper aux îlots de chaleur urbains. Pendant ce temps-là, les conservateurs se tournent les pouces.

Qu’est-ce que nous avons fait? Nous avons mis un prix sur la pollution. Les experts sont unanimes: si nous voulons vraiment lutter contre les changements climatiques, le moyen le moins cher et le plus efficace d’y parvenir est de mettre un prix sur la pollution. Je cite le journal The Guardian, qui disait, il n’y a pas si longtemps: « Les économistes s’entendent pour dire que mettre en place une tarification du carbone est le moyen le plus efficace pour les pays de réduire leurs émissions ».

Je suis très fier que le gouvernement ait mis en place un filet de sécurité fédéral, qui s’appliquera aux quatre provinces qui n’ont pas de mécanismes de tarification de la pollution. Bien sûr, les habitants de ces provinces bénéficieront de remise de fonds en lien avec le filet de sécurité, de sorte que, au bout du compte, leur budget familial ne sera pas écorné par les mesures visant à mettre un prix sur la pollution.

Bon nombre d’électeurs ont affirmé que, même si la tarification de la pollution est une excellente idée, nous devons en faire davantage. D’ailleurs, c’est ce que fait le gouvernement. Nous adoptons une norme sur les carburants propres, qui repose sur un système de crédits échangeables. Je sais que les conservateurs n’aiment pas ce genre de système, mais la norme sur les carburants propres incitera les distributeurs de carburant et d’autres à modifier leur carburant afin qu’il produise moins de gaz à effet de serre. De plus, si nous examinons l’expérience de la Californie, nous voyons qu’une norme sur les carburants propres encouragera, par exemple, les sociétés de transport à acheter des véhicules électriques, ce qui est fort important.

Que faisons-nous d’autre? Nous investissons dans la création d’un réseau pancanadien de bornes de recharge pour véhicules électriques et de postes de ravitaillement en gaz naturel et en hydrogène. En fait, je suis très heureux et fier que le gouvernement ait annoncé en janvier qu’il investirait 5 millions de dollars dans l’installation de 100 bornes de recharge rapide pour véhicules électriques au Québec, y compris, ce dont je me réjouis, deux à Beaconsfield et deux autres à Kirkland, toutes dans ma circonscription, Lac-Saint-Louis. Ces bornes seront construites par Hydro-Québec, grâce à des fonds provenant de l’Initiative pour le déploiement d’infrastructures pour les véhicules électriques et les carburants de remplacement du ministère des Ressources naturelles.

Que faisons-nous d’autre pour accroître la demande de véhicules zéro émission, y compris de véhicules hybrides rechargeables? Dans le budget, nous avons prévu une mesure très importante: la mise en place d’un incitatif pouvant atteindre 5 000 $ pour l’achat de ces véhicules.

Je suis très fier du budget. Il apporte des progrès dans de nombreux domaines névralgiques.